La naissance du syndicat se confond avec celle du premier Brevet d'Etat escalade, en 1986. Pour rappel, ce BE était rattaché au cursus des guides de haute-montagne et à l'ENSA de Chamonix, son nom complet étant Brevet d'Etat d'alpinisme, option escalade. Il était à l'époque limité en prérogatives à 800 mètres d'altitude... Créé pour 2 années, à titre expérimental, ce premier BE sera suivi dès 1989, après pas mal de discussions animés avec le milieu montagne, d'une filière spécifique et indépendante autour de l'escalade, avec la naissance du Brevet d'Etat escalade, tout court... Tout naturellement, le syndicat prend le nom de Syndicat National des Brevet d'Etat d'Escalade (SNBEE). Il gardera ce nom, malgré l'intégration du canyoning dans le cursus en 1997. On notera, toujours en 1997, la création du BEES 2nd degré. Sur l'aspect altitude, notons que la limite est portée à 1500 mètres en 1990, après une action intense du syndicat...

En 2000, sentant venir le vent de la réforme des Brevets d'Etat et afin d'avoir un nom plus explicite, avec les deux activités présentes, le syndicat prend le nom actuel, Syndicat National des Professionnels de l'Escalade et du Canyon. Pour l'anecdote, le fameux "A", seconde lettre de "National", c'est simplement pour faciliter la prononciation du nom du syndicat, ça compte aussi... (essayez sans, c'est clairement plus pénible !...). Puis vient la grande réforme des Diplômes d'Etat, remplaçant à partir de 2010 les Brevets d'Etat. On passe alors d'un seul diplôme à trois, deux en escalade et un en canyoning. On ne parle ici que des diplômes permettant l'adhésion au SNAPEC, car d'autres diplômes moins spécialisés voient le jour, en particulier à partir de 2006 (ex. STAPS, BPJEPS avec CS escalade, CQP).

1. Les adhérents :

Les moniteurs : pour adhérer, les "personnes physiques" doivent impérativement être diplômés ou stagiaires BE ou DE escalade ou BE ou DE canyon, c’est LE critère inscrit dans les statuts. Certains diplômes, moins spécialisés, n’ouvrent pas droit à adhésion, par exemple le BAPAAT, le BP JEPS CS escalade ou les STAPS. Il n’y a pas de sélection sur le statut d’exercice ; on trouve au sein du SNAPEC des travailleurs indépendants, des salariés, des fonctionnaires, des gérants et des intérimaires. Les moniteurs adhérents ont chacun une voix pour voter lors de l’assemblée générale.

Les bureaux : les « personnes morales » peuvent adhérer au SNAPEC, à condition de faire intervenir des moniteurs BE ou DE escalade ou canyon, ainsi que BE ou DE guide de montagne ou spéléologie. Les moniteurs peuvent exercer sous statut d'indépendant ou de salarié. Les bureaux ne bénéficient pas du droit de vote mais peuvent participer aux assemblées générales avec un avis consultatif. Ils sont représentés et défendus par le syndicat et accèdent à différents services mutualisés, par exemple l’assurance. Tous les statuts de bureaux peuvent adhérer : syndicat local, société civile, société commerciale ou association.

2. Les élus (désignés par vote des adhérents lors de l’AG annuelle) :

Le Comité Directeur : il est composé de cinq membres minimum et même s’il ne présente pas de maximum, l’effectif est généralement autour de dix à quinze élus. Se réunissant au minimum deux fois par an, et plus si besoin, il décide des grandes orientations du SNAPEC, appliquées ensuite pas le bureau.

Le bureau : comme dans une association, il est composé au minimum d’un président, d’un secrétaire et d’un trésorier, auxquels peuvent s’ajouter un ou plusieurs adjoints. Ce sont eux qui font vivre le SNAPEC au jour le jour, en l’administrant en interne et en externe (cf. onglet « Nos missions »). Le bureau est épaulé par deux salariés pour les tâches administratives et techniques. Le bureau valide aussi les candidatures de représentants régionaux : adhérents qui s’impliquent localement sur différents dossiers, améliorant ainsi la présence et l’efficacité du syndicat sur l’ensemble du territoire.

Statuts à jour du SNAPEC