Assurance professionnelle : que retenir de la hausse 2020 ?

Chères syndiquées, chers syndiqués,
 
Il n'aura pas échappé à nombre d'entre nous qu’en cette fin d’année et à l'approche donc de l'année à venir synonyme de renouvellement de RC, la saison des vendeurs de lessive bat son plein.

Assurances et tarifs : des hauts et débats

Nous n'irons pas par quatre chemins. Non seulement notre contrat groupe SNAPEC subit cette année une hausse de tarifs substantielle, mais cela intervient alors que les autres contrats montagne chez le même assureur Allianz eux ne bronchent pas.
 

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"La roue tourne" comme dirait l'autre. Et ça en a toujours été ainsi. Les tarifs de nos assurances fluctuent au gré de l'accidentologie. Sauf que ces dernières années, un autre phénomène s'impose et se surajoute au caractère cyclique de la chose : le poids de la FFME et de son olympisme qui pèse fort sur la politique tarifaire de sa compagnie d'assurance partenaire (qui se trouve être aussi Allianz), et dont les retombées en matière d'image ne sont évidemment pas anodines.

Assurance fédérale : le théorème de la balle dans le pied

Plusieurs conclusions à tirer de cette situation

D'abord, rappelons que si la FFME propose aujourd'hui des assurances à destination des professionnels-lles à des tarifs attractifs, elle est tout sauf une organisation professionnelle et certainement pas le meilleur avocat de la cause des travailleurs-euses de l'enseignement de l'escalade et du canyon. On se souviendra dans le moment d'hésitation à opter pour une économie de quelques dizaines d'euros que cette "bonne affaire" se paie aussi au prix d'un don d'une quarantaine d'euros offerts aux partisans de la stratégie d'inonder le marché (de CQP) pour faire baisser les prix. Quarantaine d'euros dont, ne nous y trompons pas, seulement une partie infinitésimale reviendra in fine aux Comités Territoriaux et aux clubs de la fédé.  En somme, des économies sur votre assurance financées par des économies sur vos revenus !

S’assurer : une obligation. Se syndiquer : un choix

Ensuite, il n'a jamais été aussi crucial de bien faire la part des choses entre l'action globale d'un syndicat et le service particulier d'assurance que ce dernier propose éventuellement. Si la souscription d'un contrat d'assurance est conditionnée à l'adhésion au syndicat qui l'a négocié pour vous, il n'est évidemment pas nécessaire d'en prendre l'assurance pour s'y syndiquer !

Une chose est sûre : le SNAPEC a besoin des cotisations de chacun.e. Sans ces cotisations, qui paie la procédure de suppression de la limite d'altitude ? Les aller-retours à Paris pour défendre nos positions au Ministère ? Le salaire ou le dédommagement de celui ou celle qui se colle en plein été à la sortie de crise d'une interdiction de canyon ? Qui s'opposera à la création d'une énième qualification à prérogatives et contenus de formation circonscrits aux besoins de ceux dont le souci premier est de "baisser les coûts" ? Qui peut profondément se satisfaire de l'espoir qu'existe un être providentiel, un sauveur suprême, désintéressé, justicier chevalier blanc prêt à tous les sacrifices (et blindé de thunes !) pour nous sauver ?

Le SNAPEC ne s'est pas construit sur cette idée mais sur celle beaucoup plus enthousiasmante -ne serait-ce que sur un plan démocratique- que c'est par la mobilisation et la contribution de tous-tes que nous avancerons. Défendons-nous, nous-mêmes, tous-tes ensemble !

Racket ou services gagnants ?

Enfin, il faut quand même regarder plus en détail ce service en particulier qu'est la proposition d'un contrat d'assurance, et sans doute relativiser :

  • Le contrat RC pro souscrit par le SNAPEC est bien sûr un contrat groupe. C'est à dire solidaire. Pas de risque que l'assurance refuse individuellement de vous assurer suite à une année durant laquelle vous auriez connu une sinistralité particulièrement importante.
  • L'option Individuelle Accident Moniteur reste compétitive avec un rapport qualité/prix très intéressant, quelle que soit la classe d'activité par laquelle on est concernée.
  • La possibilité de souscrire une Individuelle Accident pour vos Clients existe via ce contrat.
  • Demeure également la possibilité de s'assurer uniquement sur 6 mois glissant, évidemment intéressant pour les saisonniers.

Parallèlement à ces offres, rappelons qu'il existe une assurance prévoyance (arrêt maladie et individuelle accidents de la vie privée et donc complémentaire à l'option IA moniteur) négociée par le SNAPEC qui reste toujours d'actualité puisqu'il n'existe pas à ce jour de solution alternative vraiment satisfaisante, c'est à dire solidaire. Et oui : pas de cotisations-prestations du type arrêt maladie dans le cadre du régime des professions libérales et des arrêts maladie existants mais très faibles à la Sécurité Sociale des Indépendants.
Attention, pour une prise d'effet au 01/01/2020 de ce contrat SO PREV, Nicolas Forquès vous conseille de lui adresser les demandes de souscriptions et pièces justificatives au plus tard si possible entre le 15 et 20/12/2019. Infos et demandes de souscription auprès de Nicolas Forquès (snapec@forquesassurances.fr).

Et sinon, ça va au syndicat ?

Bref, si du côté des assurances professionnelles c'est une année un peu désagréable (mais "la routourne va vite tourner" comme dirait l’autre !) on se réjouit que sur les autres plans notre syndicat se porte bien.
Nous  vous ferons d’ailleurs le point dès la semaine prochaine à l'AGE de Valence, mais voilà déjà une bonne nouvelle : l'arrivée d'un salarié complémentaire sur un poste de chargé de mission(s!) à la coordination technique des travaux du syndicat.
Le choix fut difficile parmi d'excellentes candidatures, et c'est finalement Loïc Le Denmat, déjà bien investi au syndicat, en particulier localement sur l'Hérault, qui prendra ses fonctions d'ici peu.  
Une arrivée très attendue pour soulager le travail des élus-es qui jusque-là tentaient de pallier à cette absence dans un contexte d'autant plus difficile que les dossiers sont nombreux !

 

Le Snapec vote la demande d'affiliation à la FERC-CGT

Depuis début 2019, le comité syndical s'est lancé dans le projet d'affiliation à une centrale syndicale représentative.
Après le vote d'orientation de l'AG du 24 mars 2019 pour poursuivre les démarches en vue d'une adhésion à la FERC-Sport de la CGT, cette adhésion été voté en AGE le 10 décembre 2019. Reste aujourd'hui à définir avec la FERC les conditions et modalités de cette adhésion.
Pour mémoire, vous trouverez ci-dessus l'article publié dans le bulletin de février 2019 sur ce qui a motivé le choix de la FERC-CGT

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Affiliation à une centrale syndicale, vers qui se tourner ?

Après des tentatives de rapprochement avortées il y a quelques années du côté de la CFDT et un court passage pas vraiment convaincant à l'UNSA, le SNAPEC cherche depuis longtemps à rallier une grande organisation syndicale, conforme à ses valeurs et de nature à la fois à porter plus haut et plus fort ses revendications tout en démultipliant ses moyens et ressources juridiques et techniques.
Le comité directeur du SNAPEC a étudié ces 10 derniers mois le paysage syndical français et les organisations qui le composent. De cette réflexion, des échanges et rencontres, il ressort pertinent d'engager des démarches en vue d'une affiliation à la FERC (Fédération de l'Enseignement, de la Recherche et de la Culture de la CGT) dont le projet syndical apparait compatible avec celui du SNAPEC et dont le poids politique, les moyens et les ressources sont des atouts majeurs. Par ailleurs, la FERC a réservé le meilleur accueil et a témoigné d'un grand intérêt pour notre syndicat et ses luttes.
En premier lieu, nous avons étudié le paysage syndical français dans sa globalité. Un article du précédent bulletin en expose les principaux éléments retenus. Cette étude préalable a montré rapidement que se tourner vers des organisations d'entrepreneurs ou de travailleurs indépendants ne serait pas pertinent. D'une part, parce que cela exclurait de fait les moniteurs-rices salariés-ées dont précisément nous souhaiterions améliorer le taux de syndicalisation mais également parce que nous estimons que le SNAPEC a pour vocation première de défendre ses syndiqués d'abord moniteurs-travailleurs avant d'être éventuellement des "entrepreneurs".
Nous nous sommes donc par la suite concentrés sur quelques organisations de sensibilité différentes mais toutes qualifiées historiquement de "salariales" et désormais en réalité organisations de "travailleurs" car incluant les travailleurs indépendants, les nouvelles formes d'organisation du travail (plateforme, externalisation, sous-traitance ... bien au-delà du monde de l'escalade et du canyon ...) ayant rendu nécessaire de repenser la notion de travailleurs.
Par élimination (le SIM ayant une exclusivité à la CFDT et l'expérience à l'UNSA ayant montré ses limites) mais aussi par mise en balance des éléments positifs, la FERC apparait comme le choix le plus opportun aujourd'hui. En effet, la Fédération de l'Enseignement, de la Recherche et de la Culture rassemble à nos yeux nombre d'atouts au premier rang desquels son caractère représentatif (interprofessionnellement et dans la branche) et la puissance d'une grande organisation syndicale comme la CGT à laquelle elle est rattachée. S'ajoutent à cela la présence d'ores et déjà d'éducateurs sportifs et de travailleurs indépendants et des calendriers qui tombent bien, la FERC ayant entamé ces derniers mois des travaux de réflexion autour de nombre de questions cruciales pour le SNAPEC : proportionnalité règlementaire et réforme des diplômes, démantèlement du ministère des sports, protection sociale des indépendants ... Bref, cela donne le sentiment enthousiasmant d'un réel intérêt mutuel à lutter ensemble.

Le SNAPEC s'ouvre à tous les travailleurs-euses de l'enseignement de l'escalade

Le SNAPEC s'ouvre à tous les travailleurs-euses de l'enseignement de l'escalade, quelle que soit leur qualification, salariés ou indeps !

C'était à l'ordre du jour de l'AG extraordinaire du SNAPEC de ce mardi 10 décembre et la proposition a été votée à une très large majorité : le SNAPEC accueille et défend désormais, en plus des DEJEPS Canyoninsme,  tous-tes les travailleurs-euses de l'enseignement de l'escalade et non pas les seuls BE/DE comme c’était le cas jusque là. Seule condition : que soit mentionné "escalade" dans le titre de la qualification.

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Dans les faits, l'article 1 du règlement intérieur du SNAPEC est amendé  comme suit :
Article 1: relatif à l'article 7 des statuts
Liste des diplômes ouvrant droit à l'adhésion au SNAPEC :
-BEES escalade 1er ou 2ème degré,
-DEJEPS escalade (diplômé ou stagiaire),
-DESJEPS escalade (diplômé ou stagiaire),
-DEJEPS escalade en milieux naturels (diplômé ou stagiaire),
-DEJEPS canyonisme (diplômé ou stagiaire)
-Tout diplôme, qualification ou certification dont le titre comporte la mention escalade.

L’humain plutôt que le corporatisme élitiste

Votre syndicat fait le choix de s’ouvrir à des collègues plutôt qu’à des concurrents.
Premières "victimes" des qualifications et formations courtes : les travailleurs-euses qui en sont titulaires, peu formés-es, souvent mal rémunérés-es et plus précaires. Difficile moralement de laisser dans l'isolement celles et ceux qui travaillent à nos côtés, dans des conditions souvent plus dures, sans le moindre outil de défense.

Tirer les formations vers le haut

Défendre ces diplômés n’équivaut pas à donner notre bénédiction à l’ensemble des nouveaux diplômes, ni à encourager leur propagation.
Il n’est pas incompatible de défendre les titulaires de ces diplômes et d’œuvrer dans le même temps à rendre plus complètes et donc moins précarisantes leurs formations dans l’intérêt de tous. Il s’agit là d’un changement majeur de paradigme motivé et nourri par des considérations morales et stratégiques mais aussi des exemples de terrain bien concrets.

La défense d’une filière escalade dans sa globalité

Accueillir ces travailleurs n’équivaut pas à niveler par le bas la profession.
Le Snapec se positionne contre la dégradation de la filière professionnelle en faisant le choix de voir plus loin que les clivages entre diplômes avec une vision de la profession dans sa globalité, et en envisageant les petits diplômes non pas comme une finalité mais comme premières étapes vers les DEJEPS.

L’union fait la force

S’unir autour des questions fondamentales qui nous sont communes (conditions de travail, protection sociale, ...). L'exemple frappant étant la revendication "à travail égal, rémunération égale" à laquelle déroger conduira mécaniquement à une baisse générale des tarifs à court terme.
Être plus nombreux-euses et plus représentatifs pour peser plus. Quel meilleur moyen de renverser le rapport de force face aux partisans et promoteurs des petites qualifications que de rassembler les travailleurs-euses  à tous les niveaux de la filière ?


Autre vote historique pour le syndicat à cette AGE, après des mois de rapprochement, le SNAPEC a choisi d'adhérer à la FERC-Sport de la CGT, ce qui améliore substantiellement les moyens et compétences du syndicat en matière de droit des salariés-es ...

C'est à l'évidence un choix ambitieux pour notre syndicat que de se fixer l'exigence de construire et se rallier à des revendications communes. C'est sans doute également la seule voie qui permette de peser dans l’actuel monde du travail : si nous ne réussissons pas ensemble au sein du syndicat, nous n'avons aucune chance de gagner chacun de nôtre côté en dehors, sur le marché du travail.

Bienvenue à tous-tes !